Cela fait qq. temps que cela me trottait dans la tête... Aujourd'hui, je m'y colle ! C'est parti pour cette synthèse : 7 bonnes raisons de voter Sarko, 7 autres de ne pas le faire ...
Merci de lire la suite (en cliquant ci-dessous) et mieux, de laisser un commentaire ...
** réédition du 31/10 avec un trackback sur le blog de Mr Devedjian, après avoir entendu Nicolas Sarkozy sur Europe 1 hier matin ***
Il faut voter pour Sarko, et je le ferai, parce que:
- il dit tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas (et moi y compris, et depuis trop longtemps)
- c'est la seule solution, réaliste, pour que la gauche ne passe pas et éviter la "catastrophe" Ségolène...
- Je veux lui donner cette chance, dans une logique où il serait le seul "patron" , de décliner de façon cohérente et efficace, toutes les bonnes idées qu'il peut avancer, sans se prendre de bâtons dans les roues par les petits copains ...
- j'aspire à une autre modèle de "gouvernance"
- je l'ai entendu dire qu'il réunirait le ministère des sports et celui de la santé, et qu'il valoriserait le bénévolat associatif ...
- quand il parle avec son coeur, en tête à tête ou en petit groupe, il parle vrai et semble sincère ...
- réservé pour mes lecteurs !
il ne faut pas voter Sarko, mais je le ferai quand même par raison, bien que :
- il s'agite plus qu'il n'agit ...
- c'est un mec dangereux, incapable de fédérer autour de lui, en particulier d'ouvrir un vrai dialogue social,
- pour les mêmes raisons, ses réformes ne passeront jamais, et il mettra le pays en vrac ...
- il n'a pas le morphotype d'un "Grand Président"
- il n'est pas "gaullien"
- ses promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ...
- en meetings, il part en "vrille" et devient dangereux ... pour lui-même
Je suis curieux de voir si, enfin, qq. chalands vont venir commenter ce blog ...
A suivre ...
"il dit tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas (et moi y compris, et depuis trop longtemps)"
Argument hautement discutable. Jean-Marie Le Pen disait la même chose... Et puis, qui sont ces fameux "beaucoup" ? Qui sont ces mystérieux muets de la république ? Et quand bien même... Suffit-il qu'une majorité pense quelque chose pour que ce soit une vérité ?
"c'est la seule solution, réaliste, pour que la gauche ne passe pas et éviter la "catastrophe" Ségolène..."
L'argument est pauvre. En quoi Ségolène est une catastrophe ? En quoi Sarko est-il l'antidote ? et pourquoi des personnes comme Bayrou ou Le Pen (fort bien placés dans les sondages) ne serait-il pas des solutions devant cette "catastrophe" ?
"Je veux lui donner cette chance, dans une logique où il serait le seul "patron" , de décliner de façon cohérente et efficace, toutes les bonnes idées qu'il peut avancer, sans se prendre de bâtons dans les roues par les petits copains ..."
Argument là encore à approfondir. Vous n'avancez rien, vous ne prouvez rien. Vous dites que c'est bien, mais c'est tout... Et puis, une question : un pays est-il une entreprise (puisqu'il aurait besoin d'un patron ?) ? Si oui, doit-on envisager des redressements financiers, du chômage technique, des licenciements, des liquidations judiciaires pour 60 millions d'habitants ?... La métaphore est osée, non ?
"j'aspire à une autre modèle de "gouvernance"
C'est-à-dire ? A quoi aspirez-vous exactement ? Parce que là encore, De Villiers, Le Pen, Buffet ou Besancenot vous conviendraient peut-être...
"je l'ai entendu dire qu'il réunirait le ministère des sports et celui de la santé, et qu'il valoriserait le bénévolat associatif ..."
Citez vos sources ! C'était quand , A quelle occasion ? Et quel est l'intérêt profond de réunir ces deux ministères ? Sans compter qu'encourager le bénévolat associatif, ça peut aussi être l'occasion, pour un gouvernement, de se dédouaner de plus en plus de son rôle humanitaire...
"libre en fonction de la discussion ouverte"
c'est-à-dire ? J'avoue ne pas comprendre cette raison... La suivante non plus d'ailleurs...
"il ne faut pas voter Sarko, mais je le ferai quand même par raison(...)"
Cela s'appelle un paradoxe. Vous opposez deux attitudes qui semblent relever de la raison... Et vous sous-entendez que seule la seconde (c'est-à-dire voter pour Nicolas) relève d'un choix raisonnable... Etrange et partial donc...
Je ne commenterai pas les raisons de ne pas voter Sarko puisque vous les sapez vous-même dès le début, en disant que, raisonnablement, il faut voter Sarko. Et, de fait, vos raisons de ne pas voter Sarko ne reposent que sur des sentiments, des impressions vagues, l'emploi d'un vocabulaire familier, absent de votre première partie de démonstration ("mec" / "mettre en vrac") et l'emploi de lieux communs, qui font office d'argument d'autorité (les famaux proverbes : "il s'agite plus qu'il n'agit" / "ses promesses n'engagent que ceux qui les écoutent").
Il est louable d'exposer des arguments, et de défendre des idées, mais je trouve l'argumentaire un peu léger, en particulier la deuxième partie... Etait-elle utile, en définitive ? Vous êtes Sarkosiste ? Bien ! Alors, développez vos raisons. Parce que là, en l'état, cela reste du niveau du slogan publicitaire... Et c'est dommage. Au plaisir de vous relire.
Rédigé par : estebàn | 29 octobre 2006 à 15:39
A écouter Nicolas Sarkozy, ce matin sur Europe 1, interviewé par JP Elkabach, j'ai renforcé ma vision sur lui.
1- Le live et le débat de fond, l'écoute directe de ses propos, non tronqués et non déformés au prisme des médias, permettent de mieux cerner ses convictions ... que certains discours où il a parfois, souvent, tendance à se lacher sans réserves ... Cela rejoint l'impression qu'on pu avoir les lecteurs du "Parisien" qui l'ont rencontré la semaine passée...
2- la difficulté avec lui, et pour lui, c'est d'identifier quel Nicolas Sarkozy parle : le seul Ministre de l'Intérieur, le N°2 du gouvernement, le président de l'UMP, ou le candidat à la candidature présidentielle ! Et il est évident que dans sa position de Ministre de l'Intérieur, il doit forcément se cantonner aux thèmes de sa compétence: la sécurité, l'ordre, l'immigration régulée ... Il serait quand même bon qu'il puisse sortir de cette gangue et aborder, sous la forme d'une "restitution d'un travail d'équipe" les aspects sociaux, éducatifs (dont ces collègues Borloo, de Robien pour ne citer qu'eux, sont en charge) simultanément à ceux dont il a directement la responsabilité ... Cela éviterait au personnage de se faire réduire peu à peu, au rôle de méchant où on veut le cantonner ...
Rédigé par : mlb9146 | 30 octobre 2006 à 16:21